15 octobre – 13 novembre

Thaïlande
du nord

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One night in Bangkok

16 oct. 2018

Le vendredi 16 octobre, nous partons en taxi vers l’aéroport de Colombo. L’avion décolle à l’heure exacte. Les hôtesses de Srilankan Airlines sont aux petits soins avec les enfants: crayons, livres de coloriage, petit jus de pomme d’accueil, et surtout…un écran de jeux/vidéo individuel incorporé dans chaque siège. Chacun y trouve son compte. Le trajet passe à une vitesse folle.
Arrivés sur le tarmac Thaïlandais, il nous faut une fois de plus changer d’heure: nous rajoutons ainsi 1 heure. Nous avons donc 5 heures d’avance sur la Belgique.
L’aéroport de Bangkok est immense. Nous récupérons nos bagages et nous dirigeons vers les taxis. Pas question de prendre n’importe quel taxi. Il faut d’abord prendre un ticket et se diriger ensuite vers l’emplacement indiqué sur celui-ci. Le chauffeur peine à rentrer nos trois sacs dans son coffre et enfourne le dernier sous les pieds des enfants à l’arrière. Et dire qu’au Sri Lanka, nous avons réussi à prendre un « tuk tuk” à 5, avec toutes nos bagages!! C’est clairement une question de volonté et ici en Thaïlande, la loi du moindre effort semble dominer. Les grands sourires des Sri Lankais nous manquent d’un coup.
Une fois assis dans le taxi officiel, le chauffeur ne daigne cependant pas allumer son compteur indiquant le nombre de kilomètres et le prix exact de la course. Bert ayant parcouru rapidement la liste des différentes arnaques à éviter, ne tarde pas à s’adresser au chauffeur en lui disant que ce qu’il fait est illégal. Combat 1-0 pour nous. En réaction à notre rappel de notre bon droit, le chauffeur rentre dans un mutisme complet. Les enfants sont quant à eux collés aux vitres de la voiture tant les illuminations des immeubles de la ville sont belles à voir: des écrans géants déversent des publicités, des néons de couleurs, des voitures de luxe, …bref, un spectacle bien différent de ce que nous avions vu au Sri Lanka.

Après une bonne nuit passée dans un auberge jeunesse, Mile Map Hostel, au centre de Bangkok, nous sommes prêts à attaquer la capitale. Tout nous semble plus calme et plus structuré qu’au Sri Lanka. Quelques « tuk tuk » par-ci, par-là mais sans plus, des taxis, et des voitures en très bon état pour la plupart… Notre passage à Bangkok sera de courte durée car nous sommes attendus au Ganeshapark entre 16h et 17h. Nous décidons malgré tout de prendre le métro, direction: le grand centre commercial MBK. Mon smartphone ayant rendu l’âme au Sri Lanka à cause de l’humidité et de la chaleur, je compte bien m’en procurer un nouveau plus performant et espérons…moins cher. Au centre commercial, un étage entier est consacré à l’électro. Nous devrions trouver notre bonheur. Simon ne cache pas son excitation, lui qui rêve d’avoir son propre smartphone. Faudra encore patienter jusqu’en décembre prochain… pour ses 11 ans. Nous optons pour la marque Huawei. Il coûte 160 euros de moins qu’en Belgique.
A 13 heures, heure locale, il est temps de goûter aux spécialités thaïlandaises et aux divers mets préparés, en plein rue. Le choix ne manque pas :). Nous nous installons sur une petite terrasse le long de la rue et sommes servis dans les 5 minutes. Rouleaux de printemps, Pat thai , …nous nous régalons pour quelques 10 euros. Ça nous change du traditionnel chicken riz et kottu du Sri Lanka. Nous n’avons que brièvement profité de Bangkok, mais décidons de revenir après notre séjour à Ganeshapark pour mieux connaître la ville.
Il est presque 15 heures quand nous quittons Bangkok pour la station de bus à l’est de la ville. A 16 heures, nous embarquons à bord du bus qui doit nous amener à Kanchanaburi. Le bus ressemble étrangement aux nôtres, les fenêtres sont fermées ainsi que les portes, pas de musique digne d’une boîte de nuit, pas d’arrêt tous les kilomètres et demi pour prendre ou déposer des gens…nous avons bel et bien quitté le Sri Lanka 🙂

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Sawasdee

Bonjour en thailandais

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Kanchanaburi

Nous arrivons à Kanchanaburi à 18h15. Le dernier bus devant nous mener à destination du Ganeshapark est malheureusement parti il y a 30 minutes. Petite déception. Deux solutions s’offrent alors à nous, dormir sur place et reprendre la route de bonne heure ou trouver un lift pour nous mener à bon port. Le choix est vite fait et le lift tout aussi facilement trouvé. Un genre de pick up nous emmènera pour 600 bats quelques 35 kilomètres plus loin. Un moment plutôt exotique pour les enfants qui se retrouvent une fois de plus sur une banquette sans ceinture avec les cheveux au vent. Ça va être bien compliqué de remettre Emile dans un siège auto à notre retour 🙂

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Ganeshapark – éléphants de la rivière Kwai

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16 – 23 oct. 2018

Il est 19h quand nous arrivons au campement de Ganeshapark. Nous sommes accueillis par une poignée de volontaires qui commençaient à s’inquiéter pour nous. François,le propriétaire des lieux, a rejoint son domicile dans la ville voisine et ne reviendra que le lendemain matin. L’ambiance est décontractée et …très française. Le propriétaire a quitté sa douce France avec toute sa famille il y a une quinzaine d’années, pour réaliser son rêve: vivre avec les éléphants et leur offrir une fin de vie digne. Aujourd’hui, le campement accueille sept éléphants, uniquement des femelles, car elles sont moins agressives et plus facilement gérables. La plus âgée a 84 ans. Simon vous touchera un petit mot sur les ‘mahouts’ et les éléphants du parc dans sa rubrique personnelle. Le mahout est la personne étant le maître d’un éléphant. Les garçons sont super excités à l’idée de côtoyer durant une semaine ces énormes pachydermes.
La première nuit sous la tente n’est pas fantastique, entre les bruits des chiens et des pétards pour éloigner les éléphants sauvages des habitations, le bruit de la route voisine…nous nous levons néanmoins hyper enthousiastes, enthousiasme qui ne tarira d’ailleurs pas au cours de la semaine. Un petit déjeuner très basique, omelette et toast, et nous voilà équipés de pantalons longs et casquette prêts à ‘enfourcher’ notre monture.
Chaque ‘mahout’ est responsable d’un éléphant; il est interdit d’approcher l’animal en l’absence de celui-ci.
Les éléphants sont avant tout des animaux sauvages, pesant près de trois tonnes. Certaines d’entre eux sont arrivés quasi mourants chez François et son équipe qui en ont pris soin et les ont ramenés à la vie. Ils reçoivent d’ailleurs encore actuellement une dose quotidienne de protéines ainsi que des boules de pâtées pour éviter qu’ils ne se déshydratent et ne meurent. Les garçons sont devenus les spécialistes de la confection de ces boules et n’hésitent pas à porter à la bouche de l’éléphant, leurs petites mains menues.
Simon, Robin et même Emile sont impressionnés par la masse et la présence de ces bêtes mais se sentent très vite en confiance. Ils désignent l’animal sur lequel ils souhaitent monter et ne le quitteront pas de toute la semaine. Gintala pour Simon, Samphon pour Robin. Quant à Emile, ce n’est pas pour l’éléphant Souaï qu’il a le coup de cœur, mais bien pour son mahout du nom de Meao.

La semaine est passée à une vitesse folle. Le manque de confort ne nous a pas empêché de vivre cette aventure de façon intense. Ces animaux dégagent une quiétude thérapeutique incroyable. A leur contact, on se sent serein et envahi d’une quiétude difficile à décrire. Les garçons garderont à jamais cette expérience gravée dans leur tête et nous aussi d’ailleurs.

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Bangkok

23 – 29 oct. 2018

Nous visitons Bangkok pour la deuxième fois. Cette ville gigantesque quelque peu chaotique est vibrante voire même attachante. La ville a une histoire fascinante et recèle de magnifiques temples historiques.
Bangkok offre également une variété incroyable de mets, nous avons uniquement mangé dans la rue et nous nous sommes régalés même les garçons ont trouvés leur bonheur.

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C’est la tête remplie de souvenirs et le coeur rempli d’émotion que nous reprenons la route. Les rencontres humaines ont été fortes et ce repli dans la nature durant 8 jours nous a ressourcé. Nous serons néanmoins contents de pouvoir prendre une douche chaude et de laver nos vêtements. Une partie de ceux-ci devront être jetés, ils n’ont pas résisté au bain de boue.

François, le propriétaire du parc, doit se rendre dans la ville d’à côté pour y chercher quelques kilos de bananes pour ses animaux.
Il nous propose de nous déposer à la gare de Nam Tok. Nous y prenons le train. Presque 200 km, ou cinq heures de train sont nécessaires pour rejoindre la capitale. Il fait très chaud, les fenêtres du wagon sont ouvertes et les ventilateurs fonctionnent à plein régime, mais l’atmosphère reste irrespirable. En échange de ces conditions un peu pénibles, le paysage que nous traversons nous offre de jolies récompenses : nous passons le pont de la rivière Kwai et longeons les plantations de canne à sucre, maïs, manioc…La célèbre ligne de chemin de fer reliant la Birmanie à Bangkok a été construite pendant la Seconde Guerre mondiale sur ordre du Japon pour transporter du matériel de guerre. Les Japonais ont forcé des prisonniers de guerre thaïlandais, indonésiens, britanniques, australiens, américains et néerlandais à construire ce chemin de fer long de 415 km dans une zone géographique très difficile. Chaque jour, septante cinq prisonniers de guerre mourraient et plus de 100 000 personnes ont perdu la vie lors de la construction de cette ligne. Le célèbre film ‘Le Pont de la rivière Kwaï’ ne décrit qu’une partie de ce drame et est principalement basé sur la vie des prisonniers de guerre américains. Lors de la construction du pont, ‘seulement’ 9 personnes y seraient mortes; c’est principalement la construction de la voie ferrée elle-même qui a fait des victimes. Je referme cette petite parenthèse historique et reviens à notre progression.

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Nous arrivons épuisés par la chaleur vers 18h00 à Bangkok et rejoignons notre auberge de jeunesse en ´Taximètre’. Ce moyen de transport semble le plus fiable sur la capitale. Les tuktuks demandent un tarif excessif et souvent à la tête du client. Le métro ne dessert pas la gare à laquelle nous arrivons. Une fois le boîtier du taxi activé (somme de départ 35 bats) le prix est fixé et évolue en fonction de la course donc…pas de surprise. Une course moyenne coûte entre 5 et 7 euros pour une quinzaine de kilomètres. La mobilité dans la capitale est aussi pénible qu’à Bruxelles à l’heure de pointe.

L’auberge de jeunesse que nous avons réservée est en plein centre ville non loin des bateaux taxi et du métro BST (Bangkok Sky Train); il s’agit du Prince Theatre Heritage Stay, un ancien cinéma-théâtre réhabilité. Nous dormons dans un dortoir de 6 que nous privatisons étant donné que nous sommes déjà 5. Robin ne manque pas de personnaliser sa chambrette, quant à Simon et Emile, ils sont contents de savoir qu’on ne bougera pas pendant 7 jours.

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Le lendemain, nous retrouvons l’ambiance agitée que nous avions goûtée avant notre séjour au parc des éléphants. Une frénésie dans laquelle nous nous fondons avec plaisir. De nombreuses échoppes vendent des mets divers à tous les coins de rue. On y mange de petits en cas pour quelques 10 à 20 bahts et un plat complet pour 50 à 70 bahts. Un mélange d’odeurs diverses nous ont envahi lors de nos parcours dans cette ville bouillonnante d’activités. Taxis, chariots, tuk tuk, piétons se côtoient dans un brouhaha incessant mais pas désagréable. Je n’aurais pas cru que cette ambiance nous plaise autant.

Notre programme s’annonce hétéroclite pour ce séjour citadin. Il y en aura pour tous les goûts. De la visite culturelle en passant par un parc d’attraction, un endroit hors du commun pour se rafraîchir. Il ne faudrait pas se mettre les garçons à dos pour la suite du voyage, chacun doit y trouver son compte. Nous sommes à quelques 9000 kilomètres de la Belgique mais la frustration, les colères et les disputes entre eux ne sont hélas pas restées sur le tarmac de l’aéroport de Zaventem. C’est un aspect du voyage qui nous pèse parfois mais qui est inévitable quand on vit à cinq 24 heures sur 24. Une “expérience humaine” qui amène le dialogue et nous permet de mieux nous connaitre encore.

Pour m’aider dans ce cheminement, je me suis tournée vers la méditation et tente de prendre chaque soir un moment avec les deux grands pour mieux cerner leurs frustrations et les amener à les gérer sans exploser. Affaire à suivre…nous sommes à notre première semaine d’initiation. D’ailleurs, si vous avez des conseils, je suis preneuse. Je suis pour l’instant la méthode: ‘calme et attentif comme une grenouille’.

C’est le ventre plein et les yeux encore légèrement entrouverts que nous nous dirigeons vers le quartier plutôt chic de Bangkok, le centre commercial Siam, où nous attend le célèbre espace interactif destiné aux enfants: Kindzania. C’est une véritable ville dans laquelle l’enfant peut goûter à de nombreuses professions et s’en imprégner sous forme de jeux de rôle. C’est une véritable surprise pour les garçons qui se prennent directement au jeu. Emile trouve son bonheur à bord du camion pompier quant à Simon et Robin ils s’orientent tout naturellement vers des attractions telles: pilote de ligne, pilote de voiture ou encore chirurgien ou agent secret. Le concept est séduisant et surtout efficace. Après, je ne suis pas certaine que Simon saura davantage vers quelle profession il voudrait s’orienter.

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Le lendemain, le programme est moins drôle en apparence. C’est l’hôpital Queen Saovabha Memorial Institue qui nous attend. Nous devons réaliser notre dernier vaccin contre l’encéphalite japonaise. Un vaccin onéreux en Belgique qui ne nous coûtera que 80 euros par personne et que nous avions prévu de faire en Thaïlande. L’injection est rapide et presque…indolore. Nous terminons notre matinée médicale par une petite visite à la ‘snake farm’ qui jouxte l’hôpital. Ce centre est internationalement connu et recèle une variété de serpents impressionnante. Ce centre est l’un des premiers centre anti-poison fondé par la Croix rouge. Le patient victime d’une morsure peut y être soigné car ce centre connaît quasiment toutes les espèces de venin et leurs effets neurologiques sur l’homme. Nous ne resterons hélas pas jusqu’à la démonstration de prélèvement de venin planifiée dans l’après-midi car un autre moment de détente nous attend.

Perché à quelques centaines de mètres, sur les toits d’un centre commercial un petit peu en dehors de la ville: le Fantasia Lagoon nous attend. L’endroit est peu connu des touristes et fréquenté principalement par la population locale. Ce havre de fraîcheur nous permet ainsi de supporter les 34 degrés qu’il fait en cette période de l’année. Nous y restons quelques heures avant de tenter de rejoindre notre hôtel. Un orage a éclaté et des pluies diluviennes s’abattent sur Bangkok. Nous ne maîtrisons pas l’usage des bus et aucun taxi ne daigne s’arrêter. Après 20 minutes d’acharnement, un chauffeur s’arrête. le prix n’est pas négociable, il ne daigne pas allumer son compteur. Nous ne saurons pas pourquoi ce soir là aucun taxi ne voudra de nous. Est-ce lié au fait qu’il s’agit d’un jour férié et que la population célèbre la crémation du roi tant aimé décédé il y deux ans? Le mystère reste entier.

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Chiang Mai

30 oct. – 10 nov. 2018

Nous restons 10 jours dans la ‘Rose du Nord’. Chiang Mai. Ce n’est pas un hasard que cette ville est l’une des destinations préférées de nombreux voyageurs et est même choisie par des centaines de ‘digital nomads’ qui décident de s’y installer. Chiang Mai a quelque chose qui vous fait tomber amoureux immédiatement.

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Après une belle semaine passée à Bangkok nous reprenons la route. C’est en avion que nous décidons de nous rendre au nord de la Thaïlande à 700 km de Bangkok plus précisément. Le vol Bangkok Chiang Mai ne dure qu’une heure contre 11 heures en train. Nous arrivons fin d’après midi à Chiang Mai, cette ville de 170.000 habitants est située au milieu des montagnes du Nord et attire de nombreux touristes. Elle s’est d’ailleurs très fort développée mais n’en perd pas pour autant son attrait. Nous séjournons dans une petite guesthouse: Funky Monkey Guesthouse tenue par un britannique David et son adorable épouse thaïlandaise Nuy. David a décidé de quitter l’Angleterre après avoir voyagé de nombreuses années avec son épouse précédente. Il a décidé de se poser et d’ouvrir cette petite guesthouse. L’accueil est chaleureux, la chambre bien équipée et propre mais le coin est assez bruyant et difficile d’y trouver un endroit calme pour donner cours aux garçons. Nous n’y resterons que 3 nuits avant de déménager pour un petit hôtel quelques 500m plus loin : Papick Lodge. Les deux jours précédents, nous nous étions rendus dans un temple proche de la guesthouse et dieu sait comme les temples ne manquent pas à Chiang Mai. Nous y avions même reçu une petite collation d’un des moines.
En arrivant dans le pays on ne peut pas les rater, habillés d’une toge orange, la tête rasée, un sac à l’épaule ils se détachent du reste de la population même s’ils vivent au milieu d’elle. On estime qu’il y a entre 350.000 et 400.000 moines en Thaïlande pour une population totale de 60 millions d’habitants. La quasi-totalité des hommes thaïlandais ont été moines au moins une fois dans leur vie mais cela n’implique pas forcément qu’ils le restent toute leur vie! La tradition veut en effet que les garçons deviennent moine à la fin de l’adolescence vers 17, 18 ans. En Thaïlande, il est aussi tout à fait possible de passer plusieurs fois par la vie de moine. En effet, certaines entreprises offrent même la possibilité à leurs employés de prendre jusqu’à 3 mois de congés (sans solde) pour se retirer dans un temple. Être moine c’est aussi, pour les enfants, la possibilité d’étudier dans une bonne école à moindre coût.

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Chiang Mai grouille de touristes de passage mais également de touristes ayant fuit leur pays d’origine pour tenter l’aventure, comme partout en Thaïlande; il y en aurait près de 6 millions par an. C’est le cas de ce belge liégeois venu ouvrir son petit établissement de gaufres de Liège, de Bruxelles, des mitraillettes et autres spécialités belges. Nous y faisons un saut, le temps de manger une petite gaufre de liège, question de retrouver quelques instants notre belgitude.
Nous décidons de louer un vélo pour deux jours, afin de sillonner la ville et découvrir de petits endroits insolites. Ici, difficile de trouver un vélo équipé d’un siège vélo pour Emile. Nous accrochons donc Emile sur le porte bagage de Bert et nous voilà partis quelques heures avec un sentiment de liberté plutôt agréable. Une chance que les garçons ont l’habitude de rouler à vélo dans la circulation. A quelques détails près… ici on roule à gauche, il n’est d’ailleurs pas inutile de le rappeler pour éviter les accidents. Faire du vélo dans ces ruelles amuse les garçons. Nous passons de chouettes moments à nous perdre dans la veille ville encerclée par d’anciens remparts et quadrillée par ce qu’on appelle les “klongs », ce qui signifie les canaux.
Un grand voyage tel que le nôtre exige de nous d’être organisés certes mais aussi créatifs. Chaque jour doit amener son lot de surprises car les enfants tournent très vite en rond. Difficile en tant que parents de lever le pied et d’imaginer « lézarder”, mais ça nous plait et jusqu’ici, on y arrive plutôt bien.

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Après la location de vélos, nous passons à la location d’une voiture, une gamme supérieure. Nous passons de 50 baht (1,30 euros) par vélo la journée à 800 baht (20 euros) 🙂. Bert se sent relativement prêt à affronter les routes de Thaïlande et surtout la circulation. C’est donc à la place du passager (voiture belge) qu’il s’installe et moi à ses côtés. La petite Honda que nous louons est automatique mais attention… les pédales sont également inversées. Après 10 minutes de route, notre chauffeur du jour est déjà en confiance. Nous décidons de nous rendre dans un des plus jolis temples de la région; Wat Prathat Doi Suthep, perché en haut de la montagne. Deux jours avant, nous avions réalisé un petit trek pour atteindre le temple intermédiaire par lequel les moines transitent avant d’atteindre le grand temple; Wat Pha Lat. Une belle ballade avec de belles images à l’arrivée.
Nous ne sommes pas les seuls à visiter le temple Wat Prathat Doi Suthep… à la différence de la plupart des touristes venus en taxi collectif nous avons le choix de poursuivre la visite plus loin et de nous perdre dans les montagnes à la recherche de producteurs de café. Nous sommes à une heure de route Chiang Mai et la nature est luxuriante. Au travers de la jungle se dégagent discrètement des pieds de plantation de café; les grains ne sont pas encore arrivés à maturation, ils sont encore vert, souvent orange, mais pas rouge. Nous empruntons des tronçons de route à la limite du praticable et arrivons dans le petit village de Don Kaeo. Deux petits cafés et un magasin local sont les seuls points d’animation. Au détour d’une ruelle de terre battue, les enfants découvrent de jolies montures en bois et n’hésitent pas à les tester. Nous faisons alors la connaissance de Chong Wa et Chong. Un couple universitaire thailandais ayant quitté la ville pour rejoindre la fraîcheur des montagnes et commercialiser leur café. Leur petit établissement sert également de superette pour le village. Nous repartirons avec un sachet de café fraichement moulu;.. il n’en faudra pas plus pour relancer les nombreux projets élaborés dans la tête de Bert.
Notre voyage se poursuit.

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Thung Dong Farmstay

La ferme Thung Dong est une véritable ferme rurale située dans les hautes terres paisibles du nord de la Thaïlande, dans une vallée paisible entourée de parcs nationaux et de montagnes recouvertes de jungle. C’est ici que nous allons nous reposer un petit peu.

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Le lendemain, à dix heures, le propriétaire de la ferme Thung Dong, Ae vient nous cueillir à l’hôtel pour nous emmener à une heure de route, dans les montagnes, en pleine jungle. Les garçons sont excités comme des puces, il s’agit en effet d’une surprise, un très chouette endroit conseillé par Sophie T., qui a réalisé l’an dernier un tour du monde avec sa petite famille et m’a transmis toutes ses belles découvertes. Merci à elle!
A nous les grands espaces dans lesquelles Simon, Robin et Emile pourront déployer toute leur énergie et sauter sans que leurs deux parents soient sur leur dos leur rappelant de faire attention au tuktuk, la voiture ou encore le vélo.
L’air y est directement plus frais et le cadre splendide. Ae est le propriétaire des lieux, il a 41 ans et parle très bien l’anglais. Amoureux des animaux, il a décidé de s’implanter en pleine nature quittant Bangkok où il y laisse son père et son frère. Il a lui même nettoyé ce coin de jungle pour y implanter une jolie ferme typique dans laquelle il accueille des visiteurs en présence de son adorable maman. Au départ, le concept n’était autre que celui de vivre des produits de sa ferme. Sur conseil d’amis, il s’est ensuite réorienté, partageant sa passion et sa propriété avec des touristes.
Chaque jour, Ae prend le temps d’initier les enfants au nourrissage des canards, à la cueillettes des avocats, aux traditions locales liées à la fête des lumières qui approche à grand pas. Cette fameuse fête annuelle qui clôture la saison des pluies et qui consiste à confectionner de petits radeaux qui seront déposés sur l’eau pour se faire pardonner des certains péchés dont celui de la polution des rivières. De nombreuses lanternes lumineuses sont également lancées vers le ciel. N’étant plus en Thaïlande le 23 novembre prochain, nous prenons un peu d’avance et confectionnons un joli petit radeau en fleur de bananier ainsi qu’une lanterne en papier.
Pendant les temps morts, les enfants ont trouvé refuge sur une petite barque posée sur l’étang. Bert en profite pour pêcher et moi pour parfaire mon anglais à travers certaines lectures. Nous profitons du confort des lieux et surtout du calme pour faire dormir Emile et avancer dans le travail scolaire. La première vidéo du Sri Lanka est enfin partie vers GBS Huizingen, aux classes de Magali et de Nele. A peine envoyé, Simon reçoit une petite vidéo de ses amis de classe le félicitant pour sa présentation. Espérons que ça le « booste » pour les présentations futures!. Quelques jours plus tard c’est la classe de 3ème, celle de Robin quinauds écrit avec une série de questions. Robin est ravi d’y répondre et surtout heureux de savoir que sa classe montre de l’intérêt pour son aventure. Nous ne manquons pas de découvrir la nature qui nous entoure. Ae nous emmène près d’une petite rivière dont le lit permet de glisser comme dans un toboggan. Nous rentrons ensuite à pied en traversant les cultures de café. Dans cette région, c’est la période des récoltes, les boules sont rouges et donc matures, prêtes à être cueillies et séchées sur le sol. Bert est ravi, il touche de près à ce qui le passionne depuis tant d’années, le processus complet du traitement du café. C’est un travail fastidieux, tant la cueillette que le tri des grains. Dans le village que nous traversons, les procédures sont manuelles. Quand tu découvre le travail qu’il y a derrière une tasse de café, tu te dit que 2 euros voire 3 euros…c’est finalement pas cher payé.
Le séjour touche à sa fin. Cette fois c’est Robin qui est déchiré par les séparations. Le dernier tour à mobylette avec Ae pour faire le plein de confiseries pour le trajet qui nous attend vers Chiang Rai n’apaise pas la douleur que Robin peut ressentir à l’idée de quitter cet endroit magique. Nos enfants ouvrent très vite leur coeur et sont tellement entier dans la relation qu’ils établissent très rapidement des liens forts. Se retrouver loin de chez soi et se sentir directement protégés par les gens du pays qui les accueillent doit être une des raisons qui accélère ce processus d’attachement.
Les auxrevoirs en sont souvent plus douloureux. Les protéger et éviter qu’ils s’attachent serait briser leur spontanéité et effacer ce qu’ils de plus beau en eux cette envie de connaitre l’autre et de partager un morceau d’histoire.

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Chiang Rai

11 – 13 nov. 2018

Nous poursuivons notre progressions vers le nord, en direction de Chiang Rai, nous nous rapprochons petit à petit de la frontière avec le Myanmar que nous traverserons dans quelques jours. Ae a arrangé un chauffeur pour nous, afin que nous puissions découvrir la région autour de Chiang Rai. C’est ainsi que nous visitons le célèbre temple blanc. Nous avions déjà visité de nombreux temples, mais ce temple est exceptionnel en terme d’architecture. C’est le projet d’un artiste connu en Thaïlande qui part du principe qu’art contemporain et foi doivent être proches. Il a construit ce bâtiment excessivement complexe avec tant d’amour et de précision que chaque centimètre carré est une découverte. Les photos parlent d’elles-mêmes …
En arrivant à Chiang Rai, nous sommes accueillis par Alex, sa femme et ses deux enfants Alan 1 an et demi et Milin 3 ans. Ils gèrent une petite guesthouse: Milin Guesthouse, ils sont accueillants et tout sourire. Alex nous emmène même lors de ses courses hebdomadaires au supermarché, nous en profitons pour faire un petit tour au marché local qui jouxte le supermarché et y goûter quelques spécialités locale dont la crêpe au chocolat :) Alex est également un «converti» et a quitté son poste d’avocat à Bangkok pour tenter sa chance dans le nord de Chang Rai. Aujourd’hui, il rencontre chaque jour des gens des quatre coins du monde et les emmène dans son propre monde. Il a fui le stress de la ville pour se recentrer sur l’essentiel: sa famille et son bien être. On a beau être au bout du monde, les préoccupations restent les mêmes, comment trouver le meilleur équilibre entre sa vie privée et professionnelle. Les garçons se défoulent dans le jardin et Emile réalise ses premiers tours de pédales sur un petit vélo avec des stabilisateurs. Ca lui plaît beaucoup…comme ses deux frères il semble avoir des talents de cycliste.
Dans quelques jours, nous traverserons la frontière avec le Myanmar vers de nouvelles aventures. A suivre…

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6 Commentaires

  1. Commentaire par Helene

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    Helene Répondre 03 novembre '18 le 07:28

    Bonjour c’est Hélène la maman d’ines Et d’axelle, nous nous sommes rencontrés au ganeshapark, nous sommes rentrés hier et là on subit le décalage horaire avec les filles, et du coup on découvre votre blog toutes les 3, à 5 heures du matin… autant vous dire qu’Ines est ravi de découvrir vos aventures et à l’air très intéressée subitement par le Sri Lanka. Nous allons continuer à vous suivre avec bonheur et j’imagine l’impact de votre voyage sur notre vie à nous. Je suis ravie de vous avoir rencontré. Profitez bien de cette expérience à 5. À bientôt j’espere.?

  2. Commentaire par Bert

    Bert

    Bert Répondre 08 novembre '18 le 15:35

    Merci beaucoup pour ton gentil message. Notre voyage est fait de belles rencontres. Nous avons passé un excellent moment au parc. Sommes depuis lors remontés vers le nord. Chaque journée à son lot de découvertes. Nous espérons que vous avez passés de bonnes vacances reposantes chez vos amis. A bientôt sur notre blog alors 🙂

  3. Commentaire par Colleaux

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    Colleaux Répondre 09 novembre '18 le 13:24

    Hello , quel bonheur de vous lire et de lires votre périple en Thaïlande et surtout au ganeshapark, des souvenirs pas si lointain remonte à la surface . Profitez en a fond. Flo

  4. Commentaire par yvette1954

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    yvette1954 Répondre 17 novembre '18 le 16:32

    J’adore vous lire! Quelles superbes photos! Pour nous, on est j-25… et je commence à m’impatienter.

  5. Commentaire par hélènewiel's

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    hélènewiel's Répondre 20 novembre '18 le 11:36

    quel beau récit de voyage Stéphanie et quelles superbes photos Bert. Je me réjouis de profiter avec vous encore quelques mois de ce beau périple familial. impatiente de gouter au bon café thailandais de Bert. bises à vous 5

  6. Commentaire par Ed

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    Ed Répondre 29 novembre '18 le 21:31

    J’ai pris sacrément du retard ! Saison haute oblige pour moi… Mais quel délice et dépaysement de vous lire en fin de journée. C’est mon évasion quotidienne depuis une semaine… Je distille le plaisir. Et ça fait un bien fou ! De vous entendre décrire les sourires et les liens mêmes éphémères que vous tissez, de voir grandir vos enfants sous votre regard bienveillant et tout ce que vous leur offrez à vivre de si intensément humain, de voir fourmilier encore et toujours des projets dans vos têtes, de constater les similitudes dans nos vies humaines si différentes soient elles avec les autochtones, ces besoins vitaux et universels. Quelle belle aventure, quelles belles couleurs, quels beaux sourires ! On n’en a évidemment pas lu assez, on veut les détails de vos journées avec les éléphants et tout le reste (quand Pauline se pose à côté de moi pour lire et me souffle à l’oreille… Pfff VDM…) on veut entendre Stefa parler méditation, petite grenouille et éducation, et Bert nous conseiller sur le café… Un de mes plus beaux souvenirs aussi de visite au Kenya… Ca y est, on y pensait depuis longtemps mais là je crois que vous nous avez soufflé la bonne idée, c’est une machine à moudre le grain de café tout frais le matin qu’on va demander à St Nicolas voilà ! On vous embrasse fort les amis ! Bonne continuation. A très vite ! Edith

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