13 novembre - 8 décembre

Birmanie

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Tachileik

Après une bonne nuit de repos et un bon petit déjeuner en compagnie d’un chouette petit couple de français rencontré dans notre guesthouse et en voyage depuis 7 mois, Alex, notre hôte propose de nous emmener à la station de bus afin que nous puissions rejoindre la frontière comme prévu. Il reste quelques 70km à parcourir jusqu’à la frontière du Myanmar. Nous sommes un peu anxieux mais tentons de conserver nos appréhensions pour nous afin que les enfants n’appréhendent pas trop les 3 heures de bus qui viennent. C’est à bord d’un bus bien local que nous embarquons. Notre progression est ponctuée d’arrêts plus ou moins fréquentés pour embarquer soit un paquet, en déposer trois autres, cueillir trois écoliers et en redéployer deux autres…un ballet incessant d ’arrêts auquel nous avons l’habitude et qui fait partie de nos trajets. Le slow travel nous convient plutôt bien. Les fenêtres ouvertes permettent au vent de s’engouffrer dans le véhicule et rend la chaleur supportable. Cette brise constante vient caresser les petites joues d’Emile qui s’endort très rapidement et ne voit pas le temps passer.

Après 3 bonnes heures, le bus nous dépose à quelques centaines de mettre de la frontière où, comme prévu, quelques taxis rouges locaux nous attendent. Pas question de rouler à vide, le taxi décide donc d’entasser près de 20 personnes après avoir réalisé un petit détour par le parking d’un supermarché pour grappiller les quelques clients venus faire leurs commissions chez Makro, juste avant la frontière. (Et oui le géant est même présent dans ces contrées lointaines). Nous arrivons à la frontière dans un véhicule archi-plein. C’est à pied que nous nous rendons au bureau de l’immigration pour recevoir notre graal: le cachet de l’immigration. C’est tout sourire que nous sommes accueillis par les fonctionnaires qui nous demandent nos visas (Bert avait pris le soin de faire une demande de e-visas lors de notre passage à Chiang Mai, en 24h notre demande était honorée) et nos passeports après nous avoir demandé de fixer une petite caméra pour s’assurer que nos visages correspondaient bien à ceux de notre passeport. Sortis d’un bureau, nous rentrons dans un autre pour finaliser notre arrivée dans le pays pour un maximum de 28 jours. Quelques 10 minutes plus tard, nous sommes à Tachileik côté Birman.

Soulagés, nous attaquons rayonnants nos nouvelles aventures dans ce troisième pays qui nous semble encore terriblement énigmatique. Tachileik n’est pas une destination très courue par les touristes, difficile donc d’y dégoter un hôtel fidèle à nos critères habituels. Nous nous retrouvons donc dans un des grands hôtels officiels dans lequel nous sommes autorisé à séjourner en tant qu’étranger. Les garçons sont ravis, Hotel Tachileik est plutôt luxueux (critères Birman) et nous sommes quasi les seuls clients. Trois piscines avec toboggans, jets d’eau rien que pour nous, seul bémol, pour combler le vide, ils diffusent autour de la piscine une musique au niveau sonore digne d’une boîte de nuit. Bref, bienvenu en Birmanie, une Birmanie bien loin des idées reçues. A deux pas de la frontière, c’est davantage l’esprit birman qui règne en maître sur ce village. Je devrais plutôt dire Myanmar car l’appellation Birmanie n’existe plus depuis déjà 1989 et en parlant de changement, en 2010, la junte militaire au pouvoir a également pris l’initiative de changer l’union du Myanmar en République de l’Union du Myanmar et de changer de drapeau en adoptant celui que nous connaissons aujourd’hui avec la bande jaune au dessus ainsi que l’étoile blanche. Ceci étant, l’opposition démocratique continue à appeler le pays Birmanie.

Je devrais plutôt dire Myanmar car l’appellation Birmanie n’existe plus depuis déjà 1989 et en parlant de changement, en 2010, la junte militaire au pouvoir a également pris l’initiative de changer l’union du Myanmar en République de l’Union du Myanmar et de changer de drapeau en adoptant celui que nous connaissons aujourd’hui avec la bande jaune au dessus ainsi que l’étoile blanche. Ceci étant, l’opposition démocratique continue à appeler le pays Birmanie.
Nous resterons finalement 3 nuits le temps de faire connaissance avec la nourriture et un passage chez le coiffeur pour Bert (2 euros massage du cuire chevelu compris 🙂).

Birmanie

Mingalabar

Bonjour en birman

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Kengtung

Le dernier jour, un taxi de l’hôtel a pour responsabilité de nous emmener à la station de bus à 7h30 pour un départ à 8h00 direction Kengtung. Mais le coffre de sa Jeep ne daigne pas s’ouvrir…les minutes passent et la situation ne semble pas se débloquer. Nous proposons alors de mettre nos bagages sur nos genoux afin de débloquer la situation qui semble à ce stade figé.
Le trajet nous semble plutôt long, nous dépassons un certain nombre de bus à l’arrêt et semblons petit à petit quitter la ville. (pour une fois que Bert ne suis pas notre trajet sur maps.me, cette terrible application qui ne demande pas d’être en ligne pour indiquer le chemin tel un gps) Le déclic nous vient au moment où nous croisons le panneau Tachilek Aéroport. D’un coup nous saisissons que notre chauffeur vient de confondre station de bus avec aéroport. Sachant qu’il est 8h03 quand son franc tombe. Il s’empare alors de son téléphone pour probablement appeler l’hôtel et lui faire part de la situation. J’en profite pour préciser que très peu de Birman parlent l’anglais ce qui réduit sensiblement les échanges. Nous imaginons alors la suite du scénario: l’hôtel appelle ensuite la station de bus pour les informer de notre arrivée tardive. La chauffeur se confond en excuse mais heureusement…le bus est toujours là, de jeunes gens s’agitent encore pour y charger différentes boîtes et marchandises en tout genre, nous apprenons alors que le départ du bus n’est prévu que pour 9h00. Première petite montée d’adrénaline après 60 jours de voyage.

Le trajet de 5h à travers les montagnes du triangle d’or (Myanmar, Laos, Thaïlande, Chine) est incroyablement beau. Les 150 km à bord du bus nous font traverser des paysages montagneux verdoyants et variés. La température y est agréable. Nous nous sentons enfin davantage encré dans le pays. On risque bien de ne pas être déçu. A 13h, nous arrivons à Kengtung. Nous n’avions pas réservé d’hôtel cette fois car très peu d’entre eux sont répertoriés sur booking.com. Tous les hôtels au Myanmar sont contrôlés par le gouvernement, les guesthouses et les séjours chez l’habitant sont interdits.

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Bert part donc à la conquête de la perle rare qui devrait nous accueillir pour deux nuits. L’atmosphère est nettement plus calme qu’en Thaïlande, moins de voitures, peu de claxons, des rues plus larges et plus aérées. La population est souriante et loin d’être préoccupée par notre présence. La recherche d’un hôtel n’est pas chose si évidente en Birmanie nous semble-t-il: le premier établissement nous dit afficher complet alors qu’une seule voiture occupe le parking, le second nous dt ne pas pouvoir accepter les étrangers, quant au troisième, il s’agit d’un motel à 15 euros qui héberge ses invités dans une sorte de cabane de jardin. C’est finalement un hôtel réputé « de luxe » qui nous ouvre ses portes, pour 35 euros nous aurons la nuit plus le déjeuner. Les tarifs sont légèrement supérieurs à la Thaïlande, l’offre est moindre ainsi que le confort tout relatif. Law Yee Chain est tenu par un ancien champion de golf chinois. Dans ce village, se côtoient Thaïlandais, Chinois et Birman. Un mélange harmonieux.`
Dès le lendemain, nous partons à l’assaut du marché quotidien. Une atmosphère épicée et calme y règne, étonnant pour un marché et pourtant…nous sillonnons les étroites allées dessinées par les étales achalandées de 1001 couleurs et surtout d’un tas d’ingrédients inconnus, des mains se tendent, des visages nous toisent, des sourires se lisent sur les visages. Les femmes birmanes insistent pour nous faire goûter des fruits/ des légumes, des spécialités locales. Nous sommes d’un coup comme rentrés dans la peau de la famille royale en visite dans un pays. On s’arrache poliment Emile pour faire des photos à ses côtés ( ce qui lui plait une fois sur deux), on nous tendra même de l’argent en échange de photos prises avec nos trois garçons. Visiblement « 3 boys » ça porte bonheur! `

Le lendemain c’est une délicieuse glace et un très fin café que nous dégustons dans l’établissement d’un thaïlandais installé en Birmanie avec sa petite famille. Le café sort du lot par son look plutôt branché. Bert ne manque pas de sympathiser avec le propriétaire, tout deux ont une passion en commun: le café.
Le lendemain, nous quittons notre hôtel direction l’aéroport de Kengtung. Nous partons à 9h30, notre avion doit décoller vers 11h00. L’aéroport de Kengtung est grand comme un mouchoir de poche, 1 piste, deux avions par semaine pour Mandelay et le Lac Inle (Nyaung Shwe). Quelques poules circulent, quelques échoppes et quelques membres du personnel pour nous accueillir, vérifier le poids de nos bagages, vérifier nos passeports et charger nos bagages à l’aide de deux chariots dans l’avion. Le petit avion avec des épices contient une centaine de places, la combine Myanmar Airlines existe depuis 70 ans et l’accueil des hôtesses y est très pro. Le vol ne durera qu’une heure. Rappelons que ce vol est obligatoire pour traverser cette zone de la province de Shan qui est encore fermée aux touristes. Nous survolons une zone interdite qui, sans doute, héberge des plantations d’opium.

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Nyaung Shwe

Le Lac Inle et ses alentours sont très fréquentés par les touristes, une des seules régions autant développée en terme d’hôtellerie et de restauration du pays. Nous nous posons non loin du lac, dans la ville de Nyaung Shwe. De très beaux resorts longent le lac mais ils sont impayables (+/- 180 euros la nuit pour les moins onéreux) pour une famille comme la nôtre qui voyage pour un an.
Nous optons pour l’hôtel Teak Wood, il est plutôt bien situé et ses propriétaires parlent très bien anglais. J’en profite également pour faire laver le linge. Les lessives doivent être faite chaque semaine car nous avons très peu de sous vêtements voire même de vêtements. Une lessive nous reviens à plus ou moins 5 euros.
Le lendemain de notre arrivée, nous avons le plaisir d’assister à un défilé d’enfants juste devant notre hôtel, des couleurs, des chants, des tenues traditionnelles, bref un rassemblement folklorique joyeux. Nous apprenons alors qu’il s’agit d’un cortège financé par les habitants de la ville et qu’il a lieu une fois par an. Il rassemble toutes les écoles primaires et secondaires de la ville.

Les touristes qui viennent au lac Inle viennent chercher l’étonnement, cueillir une infime partie de la culture birmane dans un site classé au patrimoine universel de l’Unesco. Nous sommes impatients de découvrir ce que nous offre ce nouvel environnement. Nous avons pas mal lu sur cette région et ses possibilités, en outre nous arrivons à la période festive, le festival des lumières de Taunggyi est particulièrement connu dans la région. À la fin du carême bouddhiste, qui correspond à la fin des moussons, et au moment de la pleine lune, les rues, les maisons et les pagodes sont illuminées. Cette fête à connotation bouddhiste fait office de remerciements, de pardon et de prière. On célèbre le retour sur terre de Bouddha, que l’on l’accueille par des illuminations.

A Taunggyi, on peut assister à un rassemblement et à des lâchers de ballons aux formes surprenantes : éléphants, poules, canards, dragons, représentations du Bouddha… Les armatures en bambou sont recouvertes avec du papier mâché. Ce qu’ils disent moins dans les guides, c’est le nombre d’accidents qu’il y a lors de ces rassemblements. Nous étions sur le point de réserver des tickets pour nous y rendre lorsque nous avons rencontré un couple de Suisse qui nous a alors montré quelques petits films et nous a parlé des questions de sécurité. Certes le spectacle est magnifique et les ballons magnifiquement décorés, mais il n’est pas rare qu’en plein vol, le ballon prenne feu et perde alors de la hauteur avant de s’écraser sur le sol, loin de la foule comme sur la foule si le vent en a décidé autrement. Nous décidons donc de faire l’impasse sur cette fête autant populaire que touristique. Les garçons sont déçus mais comprennent notre choix.

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Etant donné qu’il y a peu de tuk tuk ou autres transports public pour visiter les alentours, nous décidons de louer une nouvelle fois un vélo. Nouveau système créatif pour transporter Emile, une petite chaise de jardin accrochée sur le porte bagage du vélo de Bert. Faudrait vraiment qu’on commence à répertorier les différents sièges vélo qui nous sont proposés dans les différents pays:) Ce système original semble satisfaire Emile qui profite tout autant que nous de cette agréable escapade. En chemin, les garçons font la connaissance d’un joli petit chien qu’ils rebaptiseront Rocky. Plus moyen de traverser la ville sans faire un crochet voire même un détourpar la rue dans laquelle se trouve le petit chien. L’animal répond au quart de tour aux cris des enfants qui arrivent et parfois même de très loin.

Quelques jours plus tard, nous passons à l’hôtel Remember Inn, un grand hôtel offrant davantage d’espace pour les enfants. Le petit déjeuner est délicieux et le directeur et son personnel se mettent en quatre pour choyer les invités.
C’est aussi à Nyaung Shwe qu’Emile perdra sa petite dent de devant en tomber sur sa lèvre lors d’un moment d’inattention. Fini les sourires séducteurs de notre petit bonhomme. Il faudra encore patienter pour qu’elle repousse.

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De Nyaung Swe à Pekhon en bateau

Ce sont les 70 euros les mieux investis depuis notre arrivée en Birmanie.

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Le lac Inle

On était prévenu, la Birmanie est magnifique, mais les transports ne sont pas évidents. Seule possibilité pour visiter les alentours du lac: le taxi. Les possibilités pour le lac lui même consistent à embarquer sur un des nombreux bateaux amarrés aux deux embarcadères de la ville. Les options sont diverses, participer au lever du soleil et embarquer pour 5h30 jusqu’à 16h et s’arrêter à différents endroits pour y découvrir l’artisanat local, les jardins flottants, le marché des 5 jours (qui change chaque jour d’emplacement), les stupas et autre monastère ou encore voir se coucher le soleil derrière les montagnes vers 17h30. C’est cette dernière option que nous privilégions (cette petite escapade nous coûtera 11000 kyat soit 6 euros). Le spectacle est inoubliable, je ne me souviens pas avoir vu un coucher de soleil aussi impressionnant que celui du lac Inle. Le bateau s’arrête loin des berges, le calme s’est installé après avoir croisé en route une cinquantaine de bateaux remplis de touristes remontant de leur journée. La nuit tombe très vite et très tôt en Birmanie mais nous revenons vers notre hôtel les étoiles plein les yeux tant le spectacle était beau. Nous avons bien entendu eu à faire aux faux pécheurs qui réalisent de jolies poses devant notre objectif, mais cela fait partie du décor et nous le savions trop bien.

La vie sur le lac doit encore nous livrer une grande partie de ses secrets. C’est prévu lors de notre prochaine excursion, un trajet que nous voulons hors des sentiers battus. La descente de Nyaung Shwe vers Pekhon en 5 heures.
Le budget est supérieur à celui d’un trajet en bus/taxi qui nous aurait sans doute coûté 60000 kyat soit 33 euros, mais ce sont les 70 euros les mieux investis depuis notre arrivée en Birmanie.

Equipés contre la fraîcheur du matin, nous entamons cette descente sur le lac Inle, ensuite le lac Sagar. Le premier tronçon est fréquenté par des hordes de touristes chinois qui réalisent l’itinéraire classique. Après 2 bonnes heures de trajet, le spectacle change littéralement. Nous faisons alors connaissance avec la vie locale sur le lac, pêcheurs, jardins flottants, petites paillotes sur l’eau. Notre chauffeur ralentit à l’approche d’un village sur pilotis, les reflets des maisons sur l’eau y sont magiques. Il s’approche d’une maison et vient y faire le plein de bouteilles d’eau. Il nous propose d’aller aux toilettes. Nous débarquons dans ce qui se révèle être sa maison. Nous sommes accueillis par ses parents et sa jolie femme. Pour protéger nos visages du soleil qui frappe fort en cette matinée, la grande soeur nous badigeonne de ce qu’on appelle communément le thanaka. Le thanaka est une pâte cosmétique blanche-jaune d’origine végétale couramment utilisée pour couvrir le visage et parfois les bras des femmes et des filles, et dans une moindre mesure des hommes et des garçons. Son usage remonterait à plus de 2000 ans. Personne ne sera épargné, nous y passons tous. Les joues et puis le nez. La pâte rafraichit mais elle protège également du soleil, elle rend la peau douce, elle est anti-moustiques et aide à lutter contre l’acné.
Nous buvons le thé et dégustons de grandes feuilles de riz soufflé. Que de découvertes dans cette magnifique maison de bois sur pilotis. Robin me confiera d’ailleurs qu’il se verrait bien vivre là au dessus de l’eau.
Nous reprenons la route. Reste trois heures à parcourir à une moyenne de 25 km/h.

Une nouvelle halte pour nous dégourdir les jambes dans un bel endroit rempli de pagodes (Tharkong Pagoda).
Quelques clichés plus tard, nous arrivons à Pekhon, une petite bourgade paisible. Une fois de plus, les habitants n’ont pas l’air de voir beaucoup de touristes débarquer et de surcroît avec trois garçons qui tirent et portent courageusement les bagages sous un soleil de plomb.

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Loikaw

Reste encore à dénicher un bus local pour nous amener à Loikaw dans l’Etat Kayah, une petite ville perchée à 1200m d’altitude qui devrait nous permettre d’approcher certaines ethnies minoritaires dont les femmes birmanes Padaung appelées plus communément les femmes girafes. Certes, les avis diffèrent quant à la rencontre avec cette ethnie. Certains parlerons de voyeurisme, en ce qui nous concerne c’est davantage l’envie de mieux comprendre la vie de ces minorités et le respect des traditions ancestrales.

Une fois de plus, difficile de trouver un hôtel correct dans la fourchette de prix que nous avons l’habitude de respecter.
La plupart des hôtels sont remplis. Et après une bonne heure nous trouvons une chambre à l’hôtel Empire .Nous ignorons pourquoi cette bourgade est autant prisée à cette période de l’année d’autant que nous n’avons pas l’impression que ce sont des touristes qui ont envahis la ville mais plutôt des locaux. Nous aurons très vite des réponses à nos questions. Le soir-même alors que nous soupons dans un petit restaurant local, un nouveau cortège animé et lumineux fait son apparition. Emile est alors pris à parti dans le cortège. L’ambiance est bon enfant. Nous comprenons alors que nous arrivons à la clôture d’un festival qui aura duré 3 mois et que le final se déroule sur 6 jours. Six soirées de cortège, d’animation et de feux d’artifices. Nous nous rendrons à l’une d’entre elle quelques jours plus tard. Les garçons ont adoré le spectacle.

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Les femmes girafes

Notre planning est ensuite perturbé par l’arrivée de petits problèmes de santé. C’est Emile qui prend la tête avec une gastro carabinée accompagnée de fièvre. Vingt quatre heures plus tard il sera sur pied, vient ensuite Simon et enfin Steph qui passera l’entièreté de la nuit enfermée dans la salle de bain. Nous aurons ensuite quelques jours de répit…La nourriture en Birmanie est moins soignée qu’en Thaïlande et certainement moins adaptée à nos estomacs. Evitons dorénavant de nous nourrir dans la rue ou d’attaquer des plats trop épicés.
Une fois remis sur pied, nous programmons notre sortie parmi les ethnies de la région.Il existe bel et bien des tours organisés par les hôtels mais qu’en est-il de l’authenticité de ces visites? L’ouverture de cette région aux touristes est assez récente. Il y a encore deux ans, il était nécessaire d’y venir en compagnie d’un guide et d’une autorisation écrite. Ce n’est heureusement plus le cas aujourd’ hui.
Atteindre la ville de Loikaw n’a pas été chose facile, nous sommes sortis quelque peu de la voie touristique (descente en pirogue du Lac Inle (5h) passage par Pekon (attente 3h) et bus “local”/minivan ( 2h00)). Espérons que nous ne soyons pas déçu…
C’est en montant dans le minivan que nous rencontrons trois jeunes « bakpakkers » français, ils voyagent depuis plus d’ 1 an et sont super sympas. Ils viennent aussi pour rencontrer les ethnies et n’ont encore aucune idée de la façon dont ils vont s’y prendre. Nous les recroisons 2 jours plus tard dans notre hôtel. Entretemps, ils ont fait la rencontre tant espérée avec les femmes- girafes et nous transmettent les coordonnées de leur guide, elle-même originaire de l’ethnie Padaung, Carolin WaiWaihlaing. Elle est joignable via Facebook et est très réceptive. Notre toute jeune guide officielle de 22 ans prend son travail très à coeur, son anglais est parfait. Bookée la veille par téléphone, elle est à 9h pétante à notre hôtel. La journée promet d’être riche en rencontres humaines.

En route, nous faisons un arrêt au lac Ngwedaung Chaung, deux éléphants y sont présents pour promener les touristes. Aucun des trois enfants ne jettera un oeil sur ces deux pauvres éléphants présents pour animer la galerie, seul Simon exprimera le regret de voir ces pauvres pachidermes promener des touristes sur le dos.
Quelques mètres plus loin, nous rencontrons quelques femmes-girafes et leurs enfants. Elles ne demandent qu’à être photographiées en échange de quelques “euros”. Notre guide nous explique que c’est encore le choix de certaines d’entre elles de passer la journée ici pour gagner leur vie. Elles privent par la même occasion leurs enfants d’école et donc d’éducation. D’autres encore, sont aussi présentes dans le nord de la Thaïlande forcées de quitter le territoire Birman dans les années 70 sous la pression de la dictature, résolue à donner un visage plus occidental au pays. Parquée dans ces camps, elles n’ont aucun statut si ce n’est de réfugiés politique. Certaines d’entre elles sont donc rentrées dans leur région d’origine, et d’autres sont restées et acceptent leur sort, celui d’être réduit à des “bêtes de foire”. Certaines n’ont sans doute pas d’autres choix. La ligue des droits de l’homme déplore cette situation et déconseille vivement aux touristes de s’y rendre pour éviter d’alimenter ce “commerce”.

Nous quittons les lieux sans prendre de clichés. Carolin nous dépose ensuite dans un petit magasin où elle nous suggère d’acheter quelques présents pour les femmes de la tribu des Karen, les femmes au long cou que nous rencontrerons. Le principe nous plait, en échange de quelques sourires et de quelques mots échangés, nous leur donnerons des produits de première nécessité: huile, et poudre à lessiver. Les garçons convaincus d’y rencontrer des enfants achèteront des paquets de bonbons. Après une heure de route en minivan, nous nous arrêtons devant une maison: ses habitants s’y affairent. C’est la saison de la récolte du riz dans la région, de nombreuses bâches posées à même le sol accueillent le riz pour le sécher au soleil.
Nous y rencontrons la première femme au long cou, elle a plus de 70 ans et vit avec les siens, elle a eu 12 enfants dont 4 sont morts à la naissance. Elle est toute gênée car nous arrivons à l’improviste. Elle va rapidement se laver le visage avant de nous recevoir dans la pièce principale de la maison dans laquelle brûle un feu sur lequel grillent de petits poissons destinés à la consommation privée. Notre interlocutrice est peu loquace et impressionnée par notre présence. Nous apprenons néanmoins qu’elle n’a pas choisi son “sort” car les anneaux lui ont été posés lorsqu’elle avait 5 ans. Aujourd’hui elle ne peut pas dire qu’elle est heureuse de les porter mais serait sans doute malheureux de ne plus les avoir. Les anneaux pèsent en moyenne 20 à 30 kilos et l’empêchent de faire certains mouvements naturels. Elle ne les enlève pas pour dormir et en porte également au dessus des chevilles. La légende raconte qu’à l’époque, les femmes portaient ces anneaux pour se protéger des tigres de la région. Une autre légende raconte également qu’il y a des années, une femme de la région a décidé d’aller vivre auprès des dragons et que pour ressembler davantage à l’animal elle s’est fait mettre des anneaux pour allonger son cou et ressembler davantage à l’animal. Il ne s’agit là que de légendes mais cette croyance s’est transmise de génération en génération. Tradition devenue ancestrale mais qui risque bien de se perdre avec le temps car les jeunes femmes les portent de moins en moins. On raconte également que les petites filles nées les mercredis de la pleine lune sont destinées à les porter.
Notre visite est assez rapidement bouclée. Nous nous arrêtons ensuite dans une autre maison, trois femmes- girafe sont à l’extérieur, occupées à discuter. L’accueil y est davantage chaleureux. De nombreux fou rire et de jolis échanges de regards. Nous apprenons encore que les spirales portées par les femmes ne sont pas posées sur le cou mais sur les clavicules elles mêmes posées sur les vertèbres et donc que ce n’est pas le cou qui s’allonge.
De petits enfants sont également présents autour d’elles. C’est l’occasion pour Simon et Robin de leur offrir les sucettes achetées quelques heures plus tôt. Nous y laissons également quelques T-shirts d’Emile et de Bert. Nos hôtes sont bien contents.
Juste en face, les enfants d’une petite crèche nous font signe. Nous nous approchons et organisons une distribution de bonbons. Pour nous remercier, ils entonnent un petit chant et nous font une petite danse. Nous répondons par la chansonnette “tête, épaule et genoux pieds », le tout en néerlandais 🙂.

Nous poursuivons notre parcours après un lunch au milieu des champs de sésame. Cette fois, nous allons à la rencontre de l’une des nombreuses autres tribus de la région, les ethnies Kayah. Nous sommes accueillis une fois de plus par des femmes plus âgées qui perpétuent la tradition de leur état, à savoir de ressembler à l’emblème de l’oiseau Kinnaree: une femme au corps d’oiseau. C’est ainsi qu’elles portent des anneaux assez serrés sur la partie allant du genoux au milieu du mollet ( pour rappeler les pattes d’un oiseau) que des piercing avec de poids relativement lourds aux oreilles. Certaines nous ferons une petite démonstration de tissage du coton, je vais d’ailleurs m’y coller et c’est un vrai désastre. Robin et Simon s‘en sortent même mieux. Une petite démonstration de musique et de lancé à l’arbalète. Quant à Bert, il goûte pour la première fois la fameuse chique de bétel machée par la plupart des hommes et jeunes garçons en Birmanie. La noix d’arec, communément appelée bétel est le fruit du palmier à bétel. Cette noix écrasée en morceaux et mélangée à une pâte de chaux vive ( corail, coquille de mer ou escargot) mélangée à des clous de girofles et emballé dans une feuille de bétel. Une fois en bouche, elle a un effet anesthésiant et également légèrement euphorisant voire excitant comme la café. Ca donne une salive rouge et après un moment quand la chique n’a plus de goût, vous la crachez à même le sol. Les trottoirs et rues en gardent d’ailleurs les stigmates. Selon des études, 51% des hommes en consomment en Birmanie contre 16% des femmes. Au même titre que la cigarette, la noix d’arec est cancérigène et à l’origine de nombreux cancers de la bouche. Hélas, aucune campagne de prévention n’existe pour sensibiliser les habitants d’un des pays les plus pauvres d’Asie où le système de santé a été fortement négligé pendant des années sous la junte militaire. C’est devenu un réel problème de santé publique.
Pour l’anecdote, Bert y a goûté mais n’a absolument pas senti les effets décrits. Est-ce peut-être qu’il boit déjà trop de café que pour sentir cette effet euphorisant. Seul un goût amer s’est incrusté au fond de sa gorge.

Bref, une journée bien chargée sur le plan humain et surtout instructive.
Demain, nous « remballons » une nouvelle fois. Direction Yangon, 16 heures de bus. Précisons que ce sera épique car il s’agit d’un bus classique et non pas couchette. Croisons les doigts pour que personne d’entre nous ne soit malade…Ce qui est surprenant dans notre voyage c’est qu’à aucun moment, les garçons ne se plaignent de la longueur des trajets et dieu sait qu’ils sont lents, parfois bruyants et inconfortables. Pour nous parent, c’est un moment que nous apprécions aussi, nous voyons défiler les paysages, les ambiances et savons que de nouvelles aventures nous attendent. C’est assez grisant comme sentiment.

Birmanie

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Hpa-An

C’est dans une auberge de jeunesse le long de la route principale Little Hpa-An Boutique que nous déposons nos valises. L’endroit est assez récent mais la chambre plutôt étroite. La localisation est plutôt centrale. Nous en profitons pour gérer tous nos déplacements à pied et ici pas trop le choix, il n’y a pas une dizaine de « tuk tuk  » qui nous attendent à tous les coins de rue. Les alentours sont calmes, les habitants vivent paisiblement dans ces maisons traditionnelles sur pilotis. A l’intérieur, ils mangent à même le sol et se rassemblent en famille devant la TV ou prient. Il n’y a jamais d’espace privatif ou de jardin où voir gambader les enfants. Ceux-ci jouent sur un bord de route au sport national appelé le « chinlon », apparenté au football. Ce sport exige une agilité et une dextérité acrobatique et se joue avec une balle tressée en rotin. On y joue en nombre illimité et c’est surtout au coucher du soleil que l’on y joue; la chaleur y est moins présente.
Les garçons s’y sont essayés avec plus ou moins de succès. Voici une petite vidéo.

Nous avons également testé le marché du village mais un peu trop chaotique à notre goût. Lors de nos petites ballade, nous avons croisé une poignée de petits moines passant de maison en maison pour faire l’aumône. Ils reçoivent alors quelques « kyat » (monnaie locale) ou un don alimentaire. En échange, ils vous confèrent une bénédiction.
Nous nous prenons ensuite une petite journée de repos pour programmer la suite. C’est un peu au jour le jour que nous programmons notre avancée dans les pays que nous traversons. De cette façon nous bénéficions de prix « last minute » sur booking.com et surtout nous avons un sentiment de liberté presque total. Seuls les tickets d’avion exigent que nous prenions certaines précautions.

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Nous nous prenons ensuite une petite journée de repos pour programmer la suite. C’est un peu au jour le jour que nous programmons notre avancée dans les pays que nous traversons. De cette façon nous bénéficions de prix « last minute » sur booking.com et surtout nous avons un sentiment de liberté presque total. Seuls les tickets d’avion exigent que nous prenions certaines précautions.

Nous décidons donc de réserver pour le lendemain un tuk tuk qui nous conduira pour 25 000 kyats (15 euros ) dans la campagne environnante pour y découvrir les merveilleux paysages et les grottes qui en font sa notoriété encore toute relative, car nous n’y croiserons pas grand monde si ce n’est des touristes locaux. En chemin, notre chauffeur l’a compris, il faut permettre aux garçons soit de nager soit de se dégourdir les jambes.

Après la traversée de magnifiques paysages de rizières, nous arrivons aux grottes bouddhiques Kaw Ka Taung. A l’intérieur de celles-ci, se trouve une pagode et de nombreuses statues de bouddha. Sur certaines parois de la roche sont aussi sculptés des bas reliefs de dizaines de mini bouddhas. A l’arrière de cette grotte, se trouve un plan d’eau froide en provenance directe de la montagne. Les hommes y font tous un petit plongeon en compagnie de familles locales.

Nous reprenons ensuite la route. Il fait très chaud aujourd’hui, entre 30 et 35 degrés. Nous étions plutôt habitués depuis quelques semaines à un climat montagneux plus frais.

Le second lieu où nous réalisons une halte est appelé grotte de Saddan, un lieu magique long de 90 mètres, avec une fois de plus … des bouddhas dont un énorme bouddha couché, des bas- reliefs et 2 pagodes. Nous nous déchaussons comme le veut la tradition. Nous traversons cette galerie haute comme une cathédrale, et rechaussons rapidement nos clapettes, car des milliers de chauves souris sont blotties dans tous les coins de la grotte et défèquent allègrement sur le chemin. L’odeur des crottes de chauves souris est assez aigre mais le spectacle de ces milliers de chauves souris collées au plafond fascine les enfants qui balaient les parois avec leur lampe de poche. Nous atteignons ensuite un splendide point de vue donnant sur un étang et des rizières. Des pirogues nous y attendent ainsi que des femmes vendant des poissons vivants en sachet. La tradition veut qu’on les relâche, une fois achetés. La balade sur la pirogue est encore plus belle que le cheminement dans la grotte. Les paysages et le calme qui y règnent sont à couper le souffle.

Nous reprenons ensuite la route pour nous rendre à un nouveau point d’eau; Yae Ta Khon. Les femmes y sont interdites de baignade. Nous mangeons un morceau avant de repartir dans notre tuk tuk “tappe-fesse”.

Nous arrivons à l’entrée d’un grand jardin qui ressemble plus à un terrain vague qu’aux jardins de Versailles; il s’agit des jardins de Lambini. Plus de 1100 statues de bouddhas en plus ou moins bon état occupent l’espace. Nous traversons le jardin à pied tandis que les trois garçons sont emmenés par le chauffeur de tuk tuk à la sortie de celui-ci. Et surprise, c’est un télésiège qui nous attend.
Un télésiège birman, gravissant une centaine de mètres pour redescendre ensuite sans offrir un point de vue exceptionnel mais la magie opère néanmoins chez les enfants qui s’imaginent un instant sur les télésièges du domaine de Samoëns pendant les vacances de Carnaval. Une fois de plus, nos trois gaillards sont pris en photos sous toutes les coutures.

Nous rejoignons ensuite Kyauk Ka Lat, notre dernière étape de la journée. Il s’agit d’un incroyable rocher coiffé d’une stupa dorée, un petit monastère en activité se trouve à son pied. C’est un endroit sacré pour de nombreux pèlerins, d’ailleurs nous en croisons une horde. Nous montons à son sommet et recevons un petit bracelet jaune, porteur de bonheur, parait-il. Autour du monastère, se trouve un lac artificiel remplit de gros poissons. Les birmans leur jettent de gros morceaux de brioche comme offrande à la nature. Les couleurs sont magnifiques. Le soleil se couche, les clichés que nous faisons reflètent bien l’ambiance que nous avons vécu en cette fin de journée.

Il est passé 17h30 quand nous arrivons à notre hôtel, Emile a heureusement pu fermer les yeux dans le hamac du tuk tuk sans cela, il aurait davantage manifesté son mauvais caractère. Au cours de nos déplacements, Emile aura au moins appris à dormir en toutes circonstances, ce qui n’est pas pour nous déplaire.

Birmanie

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Le lendemain, nous décidons de déménager et de saisir l’opportunité de rejoindre un hôtel avec piscine non loin de là: Hpa-An Breeze hotel. Le tarif last minute nous permet d’y rester et de nous reposer 3 nuits avant de reprendre la route vers le rocher d’or.
Notre passage ne reste une fois de plus pas inaperçu. Chaque soir, un chanteur se donne en spectacle « en live » pour accompagner les hôtes présents qui mangent sur place. Simon et Robin sont appelés sur la scène. Ils chanteront timidement “Jij ben zo bijzonder” de Gers Pardoel dans le micro. Rassurez-vous, il n’avaient pour seul public qu’Emile et ses parents et quelques rares employés de l’hôtel. Ceci dit, nos vedettes d’un soir ont apprécié l’expérience et en parlent encore.

Le lendemain, le taxi de notre hôtel Breeze Hpa-An nous amène gentiment à la station de bus. A bord de celui-ci, nous rencontrons un couple de Saint Gilles qui termine sont séjour en Birmanie. Celui-ci n ne semble pas non plus avoir échappé aux soucis gastriques du pays. Après 3h de bus, nous arrivons à Kin Pun d’où nous partirons voir le fameux rocher d’or de Kyaiktiyo. Une petite halte que nous avions le souhait de faire avant de rejoindre Yangon pour quitter le pays en direction de Bangkok et ensuite Phuket.

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Kin Pun

Nous nous installons dans un petit bungalow de l’hotel Shwe Hinn Thar, non loin de la route principale. Une route fréquentée de jour comme de nuit pas d’innombrables camions remplis de pèlerins venus visiter ce lieu sacré. Un passage obligé pour tout bouddhiste, au moins une fois dans sa vie. Les gérants sont extrêmement gentils et nous réservent un agréable accueil. Malgré le bruits de la circulation, nous y passons un agréable séjour. Séjour que Simon et Bert n’oublierons pas de si tôt.

Ils ont en effet sauvé de peu le manager de l’hôtel de la noyade. Le matin même, le gérant en question décide de nous emmener gentiment dans un joli petit lagon. Les enfants prennent vite leurs marques, je reste sur le bord et guette comme à mon habitude, jusqu’au moment où j’aperçois le gérant de notre hôtel faire de grands gestes. Il est en difficulté et semble appeler à l’aide. Je mobilise Bert et Simon qui sont à mes côtés. C’est Simon qui arrive le premier pour supporter le monsieur, suivi de près par Bert. Quelques minutes de plus et c’était le drame. Le gérant leur manifeste une infime reconnaissance et davantage encore envers Simon qui était le premier sur place.

Chapeau bas à notre grand garçon qui a foncé sans réfléchir au chevet d’un homme en difficulté. Une expérience de vie qu’il garde encore à l’esprit, à travers certaines réflexions qu’il fait de temps à autre.

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La pagode de Kyaiktiyo

Le rocher d’or de Kyaiktiyo est une étape que nous ne regrettons pas. Nous faisons le choix d’y aller en fin de journée. Il y fait moins chaud et nous espérons y voir un joli coucher de soleil. Nous embarquons à bord de ce grand camion qui transporte jusqu’à 60 personnes. C’est un vrai business : 2000 kyat par personne, pour y arriver et 10 000 kyat pour accéder au rocher, sans parler de nombreux porteurs qui se précipitent pour vous proposer leurs services. Pour le fun, les enfants sont portés jusqu’à une centaine de mètres du rocher.
Quant au camion qui nous a conduit à bon port, je comprends mieux qu’il soit rebaptisé: Ironman 4X4 le chemin y est extrêmement sinueux et étroit. Les chauffeurs ont clairement l’habitude de sillonner ces routes plutôt dangereuses en pleine montagne au dénivelé impressionnant. Tant pour la montée que pour la descente, j’ai dû solidement m’accrocher au siège 🙂.

Pour en revenir à ce fameux rocher, la légende explique que perché à 1200 m d’altitude, il n’est retenu qu’à un fil: le cheveu de bouddha. Le rocher sacré est surplombé de la Pagode Kyaiktiyo, c’est un énorme rocher de granit qui est maintenu en équilibre depuis 2500 ans. Le rocher sacré appelé également “rocher d’or” est recouvert entièrement de feuilles d’or que les fidèles appliquent après le pèlerinage sur la surface en signe de respect envers le lieu sacré, mais aussi pour obtenir du mérite et purifier leur âme. Seuls les hommes peuvent s’en approcher. Nous les femmes, devons rester à une certaine distance comme le veut la tradition. Bert, Simon, Robin et Emile peuvent donc s’en approcher. Pour l’anecdote, pour s’assurer qu’Emile est bien un petit garçon ( et oui ses cheveux blond mi-long peuvent porter à confusion), on lui saisit les parties intimes. Tous les quatre posent donc une feuille d’or sur le rocher sacré, j’observe la scène de loin.

Une ambiance incroyable règne à cet endroit. D’innombrables familles sont rassemblées pour prier et y passer la nuit jusqu’au lever du soleil. Cet endroit fait partie des trois lieux que les bouddhistes de Myanmar doivent fréquenter lors de leur parcours en tant que bouddhiste.
Le ciel est légèrement voilé, nous n’avons hélas pas la chance de voir les fameux reflets dorés que le rocher d’or renvoit au coucher du soleil. Le spectacle n’en reste pas moins incroyable.

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Yangon

Après cette halte de deux jours, nous nous rendons à Yangon pour y passer la nuit et prendre un premier vol pour Bangkok ainsi qu’un second dans la foulée, pour Phuket. Nous sommes super heureux d’avoir pu découvrir le Myanmar et ses habitants. La population y et d’une gentillesse extrême. Petit bémol, les habitants parlent très peu l’anglais. Les échanges sont donc très limités et c’est parfois frustrant. Nous nous sommes donc limités à des sourires et quelques quid pro quo sans gravité.

Les paysages y sont splendides et authentiques. L’ouverture au tourisme se fait progressivement mais le rapport qualité prix n’est pas toujours celui auquel on s’attend. Ce pays est immense. Le visa étant limité à 28 jours, nous avons dû faire des choix. Nous devrons très certainement y revenir, car nous n’avons pas visité le fameux site de Bagan,

Nous avons tous les cinq besoin d’un peu de repos car les trajets sont éprouvants et longs et la nourriture ne nous a pas toujours amené que de bonnes surprises. Nous rejoignons maintenant la Thaïlande du sud pour ses plages et sa douceur de vivre. Nous y passerons les fêtes loin des nôtres. Une première pour nous, de passer les fêtes de Noël sous le soleil.

1 commentaire

  1. Commentaire par Helene

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    Helene Répondre 11 décembre '18 le 14:04

    Toujours aussi gai de vous lire , aussi bien Bert en neerlandais que Stef en francais … on attend avec impatiente la suite de vos avantures en Birmanie et en Thaïlande !! Bises a tous les 5

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